De tous les espaces, la forêt de l'Y Grenoblois est sans doute celui le plus méconnu.
La forêt est en effet beaucoup plus qu'une couleur du paysage, elle est un milieu complexe façonné par l'homme même s'il peut paraître naturel.
On distingue dans l'Y Grenoblois et plus globalement dans la région urbaine :
| La forêt de plaine correspondant en presque totalité à la forêt alluviale (< 250 m d’altitude, 2600 hectares) située dans la plaine bordant le Drac et surtout l’Isère. Elle a perdu 30 % de sa surface en 25 ans en raison des effets du développement de l’urbanisation et des infrastructures et des réponses agricoles. |
| La forêt de versant ou de coteau (entre 250 m et 1000 m d’altitude, 33 400 hectares) constituée en grande majorité de taillis situés sur de fortes pentes et de quelques forêts de production situées en général sur les hauts des versants (hêtres, sapins et épicéas). |
L'Y Grenoblois représente environ 50 000 hectares de forêts.
La plupart de ces forêts sont soumises, selon leur localisation, à une influence urbaine plus ou moins importante, raison pour laquelle elles sont souvent qualifiées de forêts périurbaines.
L’originalité de ces forêts tient au fait que se superposent sur un même secteur, de très nombreux enjeux liés à l’histoire, à la nature même des peuplements forestiers, à la topographie, au contexte urbain et montagnard, aux demandes urbaines, à la diversité des acteurs etc.
Ce patrimoine boisé, délaissé pendant fort longtemps, gagne à être redécouvert, mieux approprié et mieux valorisé en recherchant un équilibre entre le social, l’environnement et l’économie. Depuis une dizaine d’années, l’ADAYG par une approche pluridisciplinaire et transversale mise en œuvre dans différentes types d’actions, a pu ainsi contribuer au développement de politiques forestières dans l’Y grenoblois prenant en compte les spécificités de ces espaces forestiers.
Les valeurs de l’ADAYG dans le domaine de la forêt et du bois sont la gestion durable, le partage de connaissances et de savoirs faire, la rencontre entre culture rurale et culture urbaine pour un meilleur savoir vivre, la prise en compte des intérêts particuliers mais aussi de l’intérêt collectif…